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Mouillage de Pasito Blanco (par Charline)

« Et si je rejoignais la terre à la nage? », voilà ma pensée d’hier soir, confortablement installée dans le cockpit et contemplant la plage. Chose qui pour moi paraît assez folle, et pour d’autres totalement anodine. Eeeh oui, à chacun ses peurs ; je suis assez effrayée par ce qui peut se trouver dans l’eau, ou plutôt, ce que je ne vois pas et qui pourrait se trouver dans l’eau.

Et v’l’a t’y pas que le lendemain matin je me retrouve en combi/palmes dans l’eau. En effet, notre ami Denis, qui termine son séjour à bord, a décidé de repartir vers de nouvelles aventures. Afin de nous éviter des manoeuvres (lever l’ancre/manoeuvres de port/jeter l’ancre pour revenir à notre mouillage), nous décidons d’y aller à la nage. Le sac de Denis est enroulé dans une bâche pour ne pas qu’il prenne l’eau, puis fixé sur des parre-battages pour qu’il flotte.

Nous voilà donc à l’eau, Alex, Denis, Lucas et moi, avec notre radeau. Sophie et Tsuba restent à bord.
C’est un vrai chalenge ! Car bien sûr, une fois dans l’eau, je me sens minuscule. On n’a plus la visibilité surélevée que l’on avait sur le bateau. Je me demande « Pourquoi donc suivre les garçons ? ».
Et bien sûr je m’agrippe à Lucas pensant que n’importe quoi de vivant ou non pourrait venir me caresser les pieds.

Molokoï D'jo et les Guetteurs de Vent Charline-Alex-Lucas-et-Denis-partent-rejoindre-la-côte-à-la-nage2-300x225 Mouillage de Pasito Blanco (par Charline)  Ça fait toujours marrer Alex de me voir dans l’eau car mon visage essaye de retranscrire deux émotions simultanément. J’ai, à la fois, extrêmement peur d’être là, dans l’eau et en même temps c’est le bonheur de pouvoir nager dans l’immensité de la mer.

La distance bateau-plage est d’environ 200m. En nous éloignant du Molokoï D’jo, je le regarde et il parait si imposant pour nos petites têtes à la surface.
Sur le chemin, j’ai quelques crampes, je n’ai pas l’habitude d’utiliser des palmes.
Nous arrivons à la plage, nous profitons d’une courte halte pour dire au revoir et souhaiter bon vent à Denis.
C’est parti pour le retour, toujours avec ma nage de petit chien à palmes, et une patte sur le reste du radeau.
Bon et bien voilà, c’est fait, il n’y a pas mort d’hommes ! Et je suis contente de mon exploit !
Charline

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